Une ville durable : l’enjeu principal de la future smart city
Publish: 14 décembre 2015 Innovation

Une ville durable : l’enjeu principal de la future smart city

Il serait difficilement concevable de qualifier une ville du futur comme intelligente si l’on ne la considérait pas comme durable ; a contrario elle ne saurait être durable si elle n’était intelligente ! La durabilité est plutôt un prisme à travers lequel on évalue combien la promesse de la smart city répond aux enjeux posés face à l’humanité.

Qu’est-ce que l’intelligence ? Un système distribué à l’intérieur de la smart city qui inclut : les capteurs (température, énergie, pollution…), tous les objets communicants (smartphones, électroménager…). Les réseaux qui les mettent en relation (fixes et mobiles, haut et bas voire très bas débit), et enfin les systèmes de cœur de réseaux où les données collectées sont accumulées, analysées, corrélées et transformées dans des modèles prédictifs et temps réel (big data). Si d’aucuns considèrent que seuls ces derniers sont « intelligents », le cœur ne fonctionne qu’avec un des sous-systèmes de collecte et de redistribution à leur périphérie.

 

Optimiser l’usage des ressources à l’intérieur de l’enceinte

Le premier usage de l’intelligence au sein de la smart city consistera à optimiser les ressources, voire à gérer la rareté. L’urbanisation croissante du XXIème siècle pose la question de l’accès pour tous à des ressources de plus en plus restreintes, telles que l’eau ou l’énergie. Les réseaux des utilities vivent une mue considérable de dumbpipes en réseaux optimisés pour supporter les périodes de charge (aux heures de pointe) et réallouer de façon dynamique ces ressources en fonction des consommations (quartiers d’affaires ou industriels pendant la journée).  L’optimisation ne vise pas qu’à mieux servir des besoins existants, elle peut aussi les satisfaire de façon différente (uberisation), remplir de nouvelles fonctions (services à domicile par mise en relation, commande automatique lorsque le réfrigérateur est vide), et résoudre les congestions (faciliter le transit intermodal des personnes et des marchandises) en favorisant un partage équitable de l’accès aux réseaux.

 

L’équité voire l’égalité dans l’accès aux ressources

Le système intelligent de la smart city se nourrit des données fournies et des usages demandés par la multitude, qui transitent à travers des « fat pipes » de télécommunications. Il trouve sa pertinence dans la masse d’informations recueillies pour son traitement statistique et sa restitution prédictive. Il tire son intelligence de systèmes ouverts (open data) et d’autres données fournies volontairement par les individus. A l’issue de leur traitement, tout le monde a accès à la même information (transports, spectacles, éducation et formations, travail à distance…). Dans la smart city, on peut concevoir que plus de décisions soient portées à la décision des individus (exercice de la démocratie par le vote en ligne) et que des groupes larges de parties prenantes soient consultés sur de telles décisions (appels à opinion, applications de citoyenneté) à l’échelle de son choix (la smart city ou ses quartiers).

 

Optimiser les flux entrants et sortants

La smart city n’est pas une zone fermée, elle est ouverte, et dès lors se pose la question de la gestion efficace de ce qui doit y entrer et en sortir. Il s’agit là encore de la circulation des biens et des personnes qui doit être facilitée par les systèmes multimodaux dont nous ne voyons aujourd’hui encore que les prémices. Entrent des marchandises (optimisation des chargements de camions et optimisation de la circulation de ceux-ci) et sortent des déchets (minimiser les volumes, comme les distances de transport). Un peu plus loin, on visera l’hyper mobilité : travail, couverture des réseaux mobiles en intérieur et en altitude dans les tours de bureaux. Entrent et sortent également les informations captées, traitées et émises par les systèmes.

Sans confiner à l’utopie, on peut donc brosser quelques grands traits de la smart city durable que les technologies disponibles aujourd’hui, permettent d’envisager dans un horizon raisonnable – qui se compte en années. D’aucuns reprendront ici le fil de l’histoire, qui pour en souligner les risques (dépendance du système à l’alimentation en énergie, cybercriminalité), peut concrétiser une révolution déjà en marche.


Patrice BELIE
Patrice BELIE

Patrice BELIE est Directeur Général. C'est un passionné de sport et de compétition. Après des années d’entraînement intensif en sprint puis en course sur route, il pratique aujourd’hui avec assiduité l’escalade. Il aime la gestion de la cordée, la maîtrise des risques, relever des défis et toujours continuer à progresser. Il vit ses nombreuses expériences professionnelles et de loisirs à l’étranger comme des occasions de s’enrichir, de s’améliorer, grâce à la confrontation et au partage des cultures. Son gadget préféré : sa montre connectée offerte par son fils. Il ne s’en sépare plus, et au-delà de mesurer sa performance, elle lui permet de consulter discrètement ses notifications quand il est en réunion.

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