5 points clés pour réussir sa transformation numérique
18 février 2016

Analyse

5 points clés pour réussir sa transformation numérique

Les entreprises championnes de l’économie traditionnelle sont aujourd’hui challengées, voire anéanties par des géants partis de rien ou presque, qui leur ont volé la vedette. Ces derniers  ont su saisir les opportunités de la révolution numérique, qui remet en cause les chaines de valeur et les comportements de tous : clients, fournisseurs et collaborateurs. 

 

5 points clés pour réussir sa transformation numérique.

 

1) S’ouvrir aux nouvelles pratiques managériales 

Pourquoi rester cramponné à des méthodes ancestrales de « gestion du personnel » ? Nombre d’entreprises ont déjà intégré avec succès certaines tendances : des organisations aplaties, le travail en équipe projet, la mobilité des salariés, le télétravail, la substitution de la communication interne « top-down » par un mode plus collaboratif (réseaux sociaux d’entreprise, outils collaboratifs…), et la mise en place de méthodes agiles (Lean, Scrum…) Toutes ces tendances ont déjà démontré leur intérêt dans de nombreuses entreprises. 

 

2) La digitalisation de tous les secteurs de l’entreprise

Le digital n’est pas seulement l’affaire de la direction marketing et communication. 

Aujourd’hui, toute l’entreprise se digitalise, tous les processus et tous les métiers. Du commerce à la production, en passant par la direction financière, la transformation numérique, lorsqu’elle est bien menée, permet d’augmenter la réactivité, faciliter la communication entre services et raccourcir les cycles de décision. Au final, les gains peuvent être significatifs en terme de productivité, de satisfaction client et de fidélisation des talents ! 

 

3) Ne pas négliger la valorisation des données de l’entreprise 

L’entreprise dispose d’une multitude de données, dont la valeur ajoutée n’est pas à négliger ! La cartographie de ces données (pour une bonne prise de recul) puis la mise en œuvre d’un processus d’idéation (brainstorming, échanges, analyse du marché) permettra souvent d’identifier des sources de valeurs inattendues. Que les technologies sous-jacentes soient celles de la traditionnelle Business Intelligence ou de la Big Data, vos données peuvent avoir une valeur ajoutée pour vos process internes, mais aussi de vos clients, vos fournisseurs ou même d’autres entités avec lesquelles vous n’avez pas de relation à ce jour.

 

4) L’innovation, dans tous les domaines

Le temps où l’équipe R&D était la seule source d’innovation de l’entreprise est derrière nous. Les processus d’innovation se font aujourd’hui en réseau, au sein d’un écosystème (fournisseurs historiques, clients, mais aussi startups ou communautés open source …) pour échanger et itérer sur les idées : c’est une approche à ne pas négliger pour avoir une vision large sur les innovations du secteur, les tendances… Le modèle historique d’une équipe R&D produisant seule de la « Propriété intellectuelle », déposant des brevets, générateurs de revenus sur le long terme est dépassé.  L’Open Innovation remet en cause cette chaine de valeur et s’impose aux entreprises qui doivent s’adapter.

 

5) Accompagner le changement

Chaque projet de transformation numérique nécessite quelques précautions. 

Comme pour de nombreux types de projet, la gouvernance doit être claire et partagée. Qui est le pilote du projet, garant de son succès auprès du comité de direction ? Qui définit et valide le besoin ? Qui le réalise/met en œuvre ? Trop de projets échouent car ces questions essentielles ne sont pas adressées dès le début.

Ensuite, faire attention à ne pas voir « trop grand trop rapidement ». Toujours dans l’esprit « agile », il faut avancer par étape, en prenant soin à chaque itération de tirer les enseignements de l’étape précédente. Prendre en compte les feedbacks des utilisateurs est primordial. Ce sont leurs outils de travail, ils doivent se sentir à l’aise avec !

Il ne faut pas imposer ce type de projet. Un projet de transformation numérique, quelle que soit son ambition, ne peut pas être décrété par un Comité de Direction seul. Le besoin doit être ressenti par une communauté plus large, impliquée dans les choix et les différentes étapes du projet. Le comité de direction doit cependant avoir un rôle moteur, n’attendant pas que la nouvelle solution soit parfaitement en place avant de commencer à l’utiliser. Il doit s’aventurer sur les nouvelles solutions mises en œuvre et ainsi montrer l’exemple.

La communication sur le projet, puis la formation des salariés doivent être au cœur des préoccupations de l’équipe projet, afin de faire adhérer au changement, expliquer et démontrer les bienfaits de la solution et s’assurer que tous les acteurs seront opérationnels le plus rapidement possible… avec engouement !

 


Grégory MOTTIER
Grégory MOTTIER

Grégory Mottier est DSI du groupe Hub One. Il a deux passions dans la vie : les nouvelles technologies et la Suède qu’il a découverte lors de sa vie étudiante. On peut qualifier Gregory de Geek ! Il a toutes les technologies possibles et inimaginables : montre connectée, smartphone, ordinateur portable, tablette… Il aime l’innovation, le développement, l’internet des objets et les méthodes agiles. Son gadget préféré : un serveur Rasberry Pi. C’est un micro serveur personnel qui lui permet de faire de la domotique, de la vidéo surveillance, et contrôler ses objets connectés.

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