Les objets connectés, l’autre French Touch
Publish: 16 mars 2015 Actualité

Les objets connectés, l’autre French Touch

Qualité de vie et santé sont les deux secteurs porteurs des objets connectés « made in France ». Ce marché représente une véritable opportunité pour la France qui a une carte à jouer sur le plan mondial. 

A l’ère de l’ultra­connectivité, l’internet des objets (ou internet of things [IoT]) fait l’unanimité. Preuve en est le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, plus important salon mondial de l’électronique grand public, où les objets connectés constituaient cette année 70% des produits présentés.

La French Tech s’est faite remarquer

A la différence de la simple interface d’accès web qui permet avant tout de s’informer et d’échanger sans frontières, l’objectif des objets connectés est clair : améliorer le quotidien de ses utilisateurs, que ce soit dans le domaine du sport, de la domotique ou du sommeil. Côté français, si les innovations sont assez variées – on y retrouve pêle-mêle des stations météo, montres, trackers, caméras, thermostats, assistants de vie et autres drones­, ces produits s’orientent essentiellement autour de la santé et de la qualité de vie.

Avec près de 120 représentants (soit 1/3 des startups présentes sur le salon), la French Tech s’est particulièrement fait remarquer. Des innovations telles que le bracelet anti coups de soleil June de Netatmo, le MiniDrone de Parrot, la balance Aura de Withings ou encore la Mother de Sen.se ont fait sensation. Mais si ces objets sont d’ores et déjà commercialisés sur les plateformes de vente grand public (Amazon ou la Fnac, pour ne citer qu’eux), d’autres sont encore en recherche de financements, comme la brosse à dents électrique de la société Kolibree ou la pédale de vélo anti­vol imaginée par Connected Cycle.

Les objets connectés soulèvent déjà des questions

A terme, selon Eric Carrel, président et co­fondateur de Withings, « les objets seront tous connectés, mais on n’y pensera même plus, comme vous n’imaginez pas que votre PC ne soit pas connecté ». D’ailleurs, l’équipementier en télécoms Cisco estime que le nombre d’objets “intelligents” dans le monde pourrait atteindre 50 milliards d’ici 2020, soit 25 fois plus que le nombre actuel de smartphones en utilisation.

En se concentrant sur la collecte d’informations, l’analyse de ces données et la retranscription via une application ou un site web, ces objets sont conçus pour faciliter notre vie de tous les jours, nous protéger des aléas du quotidien voire transformer notre façon de percevoir notre environnement, à l’image des Google Glass.

Seuls bémols ? On soulève déjà la question de la sécurité des données personnelles. Des organismes de protection dédiés tels que la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des libertés) ou la FTC (Federal Trade Commission) ont d’ailleurs anticipé le problème en communiquant sur la responsabilité des entreprises qui collectent ces données et sur un durcissement de leurs obligations. Un autre sujet de préoccupation est également mis en avant : la durée de vie de ces objets. Plusieurs études montrent ainsi que les bracelets permettant de mesurer notre activité physique dépassent rarement les 6 premiers mois de leur utilisation. Alors gadget, effet de mode ou véritable révolution ? Les prochaines années nous le diront.


Yoann KOLNIK
Yoann KOLNIK

Yoann KOLNIK est Responsable Marketing. Ses grandes passions dans la vie : le running et les voyages. Il s’est lancé le défis de faire les 20 kilomètres de Marseille Cassis et adore voyager dans les pays d’Afrique noire comme le Gabon, le Kenya, la Tanzanie… C’est aussi un homme qui aime beaucoup la littérature de science-fiction, fantastique, et particulièrement les œuvres de David Gemmell. Son gadget préféré ? Son smartphone, son fidèle compagnon au quotidien.

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