Je pense donc je suis…connecté
17 mai 2016

Et si c'était...

Je pense donc je suis…connecté

Dans un monde où l’être humain est hyperconnecté, partout et tout le temps, la question de la connectivité est obsolète. Pourquoi nous inquièterions-nous de notre niveau de connexion puisque nous sommes, de facto, toujours connectés ? Est-ce que nous nous demandons, au sortir du lit, si nous sommes bien en mesure de penser ? Non. Cela va de soi. En 2030, il en est de même pour la connectivité. Elle va de soi.

 

L’Histoire […] mécaniquement se répète*.

Le seul sujet qui mérite véritablement notre attention est celui de l’acceptation du changement. Chaque fois que le progrès a bouleversé ses repères, l’homme s’est retrouvé au pied du mur, face à lui-même. Oserai-je passer de l’autre côté (sans retour possible), ou resterai-je de ce côté-ci, à l’abri de mes certitudes ?

Les découvertes de l’héliocentrisme, de la rotondité de la Terre, de l’électricité, des ondes électromagnétiques, de la radioactivité, du génome humain, du clonage sont autant d’illustrations symptomatiques, dans notre Histoire, de la querelle des Anciens et des Modernes. Toutes choses étant égales par ailleurs, le fait d’être « connecté » n’est ni plus ni moins que le nouvel Hernani des années 2030.

 

69 6E 74 65 72 74 69 74 72 65**

L’écoulement du temps s’est calé sur celui de la circulation de l’information. Les choses changent vite. Très vite. Bien plus vite que tout ce que l’homme a pu connaître au cours de son évolution. Les objets interagissent entre eux, avec nous et partagent cette expérience avec le reste du monde, enrichissant le niveau de connaissances de la communauté. Les caractéristiques de notre environnement sont collectées, triées, analysées, combinées avec nos données personnelles, dans l’instant ou dans le temps, et ce dans le seul but d’améliorer notre confort de vie. Ainsi en a-t-il toujours été du progrès.

Un nouveau paysage économique pour de nouveaux besoins

Comme « les choses changent », certains métiers, usages ou lieux de vie perdent leur raison d’être, tandis que d’autres en gagnent subitement. Oui, les tâches complexes, sensibles ou périlleuses, sont exclusivement confiées aux robots. Mais de très nombreux secteurs à forte valeur ajoutée, comme les nanosciences, les neurosciences, la pharma, le luxe, les télécommunications et le numérique, créent des milliers d’emplois à tour de bras.

Des métiers se sont également créés pour répondre aux nouveaux besoins des êtres humains connectés. Exemple, dans le tourisme : la mode est aux vacances facticement déconnectées. Tout est fait pour donner l’impression aux clients de se reposer dans un monde proche de son état naturel. Sans réseau. Sans donnée. Sans notification. Sans anticipation. Un monde… lent. Heureusement, ce type d’expériences ne dure jamais trop longtemps, car l’absence prolongée de connexion pourrait en rendre fous plus d’un.

*    Citation de Paul Morand

**  « intertitre », en langage hexadécimal

 

 


Patrice BELIE
Patrice BELIE

Patrice BELIE est Directeur Général. C'est un passionné de sport et de compétition. Après des années d’entraînement intensif en sprint puis en course sur route, il pratique aujourd’hui avec assiduité l’escalade. Il aime la gestion de la cordée, la maîtrise des risques, relever des défis et toujours continuer à progresser. Il vit ses nombreuses expériences professionnelles et de loisirs à l’étranger comme des occasions de s’enrichir, de s’améliorer, grâce à la confrontation et au partage des cultures. Son gadget préféré : sa montre connectée offerte par son fils. Il ne s’en sépare plus, et au-delà de mesurer sa performance, elle lui permet de consulter discrètement ses notifications quand il est en réunion.

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