Et si « start up » ne voulait plus rien dire ?
28 Juillet 2017
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4 Août 2017

Bienvenue dans le musée augmenté !

Un dirigeant d’un grand club de football m’a dit un jour, « vous savez moi mon principal concurrent, ce n’est pas l’autre club de football, c’est le Louvre, le Grand Palais … ». A notre époque, les musées ont bien entendu pour rôle de transmettre la culture, mais aussi un enjeu de rentabilité. Quand un visiteur se rend au musée, c’est un choix. Il aurait pu aller au cinéma ou jouer au tennis. Les musées doivent donc être attractifs et dans l’air du temps pour attirer des publics digitalisés, et ils ne manquent pas d’imagination !

Pour être attractif, la digitalisation des espaces a été entreprise dans bon nombre de lieux culturels. Les réseaux Wi-Fi sont en train de devenir incontournables, les applications audioguide se démocratisent et la relation client est au cœur de la stratégie des équipes marketing des musées, car l’on sait qu’augmenter la connaissance et la satisfaction des clients est le gage d’une meilleure qualité de service, d’une plus grande fidélité et donc d’une augmentation du revenu.

Mais pour sublimer le « Show », le nouvel outil à utiliser semble être la réalité augmentée ! Cette technologie permet d’ajouter, par superposition, des contenus virtuels au réel par le biais d’un écran, par exemple celui d’un téléphone ou d’une tablette. Ce peut être aussi des lunettes connectées.

La réalité augmentée permet de compléter le parcours classique du visiteur avec des informations inédites ou complémentaires aux dispositifs déjà disponibles sur place (comme les audioguides ou les fiches descriptives). Elle ajoute une touche ludique à la visite sans encombrer physiquement l’espace d’exposition. A ce titre, elle répond au besoin de personnalisation très prégnant dans notre époque. Elle constitue un formidable outil, à la fois pédagogique et marketing : pédagogique car, à bien des égards, elle permet de sublimer l’expérience muséale ; marketing, car elle constitue un relais de croissance non négligeable pour les musées en quête de nouveaux publics, notamment les jeunes et les scolaires.

Les expériences sont déjà nombreuses, du British Museum, précurseur en la matière, en passant par le musée d’Orsay, le château de Chambord, le Dead man’s Corner Museum et les Arènes de Nîmes. A chaque fois le système mis en place permet de revivre une réalité d’un autre temps en ajoutant des éléments contextuels souvent via une tablette ou un smartphone.

A Nîmes par exemple, Culturespaces propose une reconstitution 3D qui dévoile aux visiteurs les Arènes telles qu’elles étaient au 2ème et au 17ème siècle. Ceci simplement en déplaçant sa tablette sur le site, apparaissent alors sur l’écran des maisons, des voûtes et autres gradins. La tablette fonctionne ainsi comme une loupe et permet de découvrir en détail ce lieu emblématique et mystérieux.

En septembre 2017, c’est le Palais des Papes à Avignon qui lancera son application de réalité augmentée. Ce devrait être l’un des plus importants projets de réalité augmentée en France, avec un millier de tablettes mise à disposition du publique et 18 mètres linéaires d’armoire de recharge. Le retour d’expérience sera très intéressant, car les investissements sont lourds et c’est bien une augmentation de la satisfaction des visiteurs qui doit être atteinte par la réalité augmentée. Ce type de projet est donc à mener avec une vision globale de l’enjeu du musée concerné, que ce soit au niveau culturel, technologique et avec la satisfaction client en ligne de mire.

 

Nul doute que la réalité augmentée a de belles perspectives de développement et que l’adoption sera d’autant plus évidente avec l’arrivée dans nos musées des « Digital Natives », complétement habitués à manier la digitalisation dans tous les pans de leurs vies. Et nous sommes qu’au commencement de ce type de projets. Soyons créatif !
 
Martial DELPUECH Linkedin
Martial Delpuech est directeur communication externe chez Hub One. Dans la vie, il est passionné par les arts vivants comme le théâtre, l’opéra et la danse contemporaine. Il est fan de Sidi Larbi Cherkaoui qui représente à lui seul, un symbole de tolérance par le mélange des cultures, et Benjamin Millepied, qui symbolise la rigueur nécessaire pour pouvoir exprimer pleinement son talent. Son gadget technologique préféré : le web. C’est un vrai « internet addict » qui se connecte sur l’un de ses 3 ordinateurs, 2 tablettes ou son smartphone. Et pourtant ce n’est pas un tech !

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